Saint-Georges-Lagricol - mars 2015

Publié le 23/03/2015 sur www.lyon3.ecles.fr


Vis ma vie de parent d’éclés.

On ne vous racontera que partiellement la vie des éclés en cette fin de we. On a opté pour un regard, de l’intérieur, sur la vie des parents qui accompagnent nos enfants lors des séjours. Une sorte de « 24 heures chrono » plus authentique et plus agricole qu’à la TV.

Direction donc St-Georges-Lagricol, près de Craponne-sur-Arzon, dans les gorges de la Loire. Sous le froid humide de ce week-end en Haute-Loire, 8 parents se sont retrouvés au service de 55 gamins en manque de grands espaces et de 6 respons en quête de grand air.


Les enfants partent en bus, les parents en équipée automobile.

Et c’est dans la voiture que se règlent les derniers détails logistiques.

Les menus ont été organisés à l’avance par la commission opérationnelle des parents bénévoles. Des repas copieux pour répondre aux dépenses d’énergie lors des activités, savoureux pour éviter les déchets et simples pour un budget sans excès.
Le ticket gagnant pour ce séjour : tartiflette+salade verte+salade de fruits le samedi soir, salade mélangée de pâtes et de légumes+poisson+épinards+poire belle Hélène et biscuits pour le dimanche midi. Quant au gouter dominical, il était carrément ambitieux : 140 crêpes maison !

C’est donc en route qu’on dresse la liste des courses : 36 bananes, 5 kg d’oignons, 4kg de lardons, 18 reblochons, 70 pièces de poisson… gargantuesque !



Où l’on pleure pendant des heures, mais pas seulement…

Les courses, la préparation des repas, la plonge, le ménage, voilà les tâches réservées aux parents bénévoles pendant les week-ends des éclaireurs. Des rôles indispensables aux respons qui peuvent à cette seule condition assurer un camp et se consacrer entièrement aux enfants. La présence des parents est donc efficace bien que discrète vis à vis des enfants : on n’est pas là pour s’occuper d’eux, ni des nôtres, ni des autres et il n’est pas question de pénétrer leur univers s’ils ne l’ont pas demandé, ou d’intervenir dans la relation entre enfants et respons.

Un poste en retrait, mais souvent dans le même espace, un rôle d’observateur privilégié finalement (passionnant pour redécouvrir son enfant).
Par contre même si on est là pour bosser, on peut le faire en rigolant et là, un week-end éclés, ça devient vraiment très intéressant pour des parents !



Une colo dans la colo

Bien sûr on ne se connaît pas tous au départ d’un week-end, parfois on ne connaît personne. Ça n’empêche pas le séjour de prendre aussi pour les adultes des allures de colonies de vacances avec ce que ça comporte d’échanges intéressants, de rencontres enrichissantes et de parties de rigolades. On raconte forcément mille choses en pleurant sur 5kg d’oignons à éplucher, on échange sur tout en faisant la plonge et on s’amuse vraiment quand arrive le moment où on sort de la cuisine collective pour entrer dans l’univers des parents. Ce week-end, nous étions gâtés, un gite séparé de celui des enfants nous accueillait, à deux pas d’eux. Beaucoup plus facile pour des apéros express avant le service, le repas qui s’éternise pendant la veillée des enfants et une deuxième partie de soirée en musique. Car, oui, si par chance vous tombez sur des parents qui sont musiciens, ça peut résonner très « feu de camp », une soirée d’accompagnants. A Saint-Georges-Lagricol, Bénédicte a fait parler sa guitare, Dominique l’a brillamment accompagnée au chant, Alejandro a gratté à son tour poussant sa voix râpeuse aux accents hispanisants et Marie-Cécile, Camélia, Estelle, Elisabeth et Olivier les ont accompagnés, ou pas, à la hauteur de leurs capacités vocales.


Bref, c’est drôle, c’est sympa et ça donne de l’énergie pour le deuxième jour qui nous réserve une belle partie de ménage (et c’est là qu’on remercie les parents qui arrivent en renfort !).


Les dix commandements (ou presque) d’un bon séjour d’accompagnant :
Tu t’organiseras méthodiquement,

Tu définiras ton rôle clairement,
Tu t’adapteras à toutes situations en souriant
Tu partageras généreusement,
Tu écouteras l’autre attentivement,
Tu rigoleras, comme un enfant
Et tu prendras des temps de détente, assurément

Ces quelques règles (implicites) qui n’ont évidemment rien d’universel ni d’obligatoire, nous ont considérablement facilité la vie pendant ce séjour et nous l’ont rendu très agréable.

Bon, la méthode, l’écoute on peut comprendre aisément que ça facilite un week-end dédié à la logistique d’un camp, mais l’adaptation, c’est une faculté indispensable (quand on se retrouve sans fouet pour faire une béchamel par exemple comme lors d’un camp précédent) et les temps de pause, peut-être qu’on les oublie trop souvent. Pourtant, ils sont indispensables si on veut poser les yeux sur autre chose que des pommes de terre, et les pieds ailleurs que devant un évier. Après tout on est aussi en week-end. Pour ce séjour, on s’est accordé une petite balade dans la belle campagne environnant l’Arzon, qui nous a permis de rejoindre les lutins dans les bois et d’y découvrir leur cabane.


Au fait oui, les enfants dans tout ça ? Comment l’ont-ils vécu leur séjour ?

Voilà un petit point « gamins » pour quand même tenter de suivre ce qu’ils ont fait en Haute-Loire.


Les lutins

Le temps s’y prêtant, ils ont fait beaucoup de jeux en extérieur : avec deux pirates des Caraïbes le samedi ou en voyage sur la lune dans leur fusée à eau le dimanche. Le week-end a été une alternance d’ateliers de bricolage, de jeux de stratégies, de temps de confections de bracelets et de parties de courses.


en compagnie des Pirates des Caraïbes


les fusées à eau


Les Louveteaux

Depuis le début de l’année, ils mènent une enquête policière, à la recherche d’un assassin. Chaque we est donc l’occasion de trouver des indices. Beaucoup ont été récupérés le samedi après-midi lors d’une longue virée dans la forêt. Ils sont venus compléter un arbre généalogique qui a permis de découvrir qui était le coupable mais sans connaître le mobile du crime, l’enquête n’est donc pas finie et les week-ends à venir réservent de nouveaux rebondissements.


l'arbre qui a permis de découvrir l'assassin

Main levée, on attend le silence avant de poursuivre les investigations

 

Les éclés :

En mode autonomie sur tout le we, ils ont fait une mini explo le samedi après-midi, décidant eux-mêmes sur une carte d’un parcours à réaliser à pieds autour du gîte : 6 km dans les bois, près d’une carrière, franchissant un cours d’eau, seuls, à peine dérangés par le coup d’œil que les parents accompagnateurs avaient eu pour mission de donner sur leur parcours par les respons… Le dimanche ils ont préparé une grande explo qu’ils réaliseront sur un week-end en juin… Chaque équipage a commencé à choisir sa destination, ses activités, un lieu de couchage avec une contrainte de budget. Rassurez-vous, ils ne finiront pas tous au fast food et au laser game… (mais on n’est pas passé loin).


le circuit de la mini explo du samedi, choisi par les éclés


En pleine préparation de l'explo du mois de juin


Et tous ensemble, grouillant, vibrant, remuant, ils ont monté des cabanes dans les chambres, inventé des jeux et fait de la guitare dans les couloirs, crié, comploté, chanté, dessiné, rêvé … Bref, ils ont eu l’air de bien s’amuser.

 


Traditionnelle et indispensable bataille de polochons


On devrait faire une étude sur l'usage des couloirs, ici atelier bracelets


temps de pause, en musique avec Margot et Jérémy


Ils ont même fait des petits bouquets

 

Si vous voulez voir d'autres photos de ce week-end à Saint-Georges-Lagricol, cliquez dans l'onglet photos - Saint-Georges-Lagricol, vous y retrouverez sûrement vos enfants.





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